PostHeaderIcon Scène de vie - Labourage

 

Au mois d'Août, l'hiver austral entame sa phase finale à Tsinjoarivo (la température descend parfois au-dessous de 10°C). Les pêchers commencent à fleurir. En utilisant le nouveau chemin qui mène du Rova au bord de l'Onive en voiture, on peut prendre la pirogue pour voir les paysans de Tsinjoarivo au travail. Comme la plupart des paysans malagasy, ceux de Tsinjoarivo procèdent au labourage de la terre et au repiquage du riz avec la force de leurs bras.
La mécanisation est pratiquement absente. Leurs instruments oratoires sont très archaïques, digne du Moyen Age. On utilise l'angady (sorte de bêche arrondie sur le bas et très tranchante) et les zébus. Même les femmes manient l'angady pour aider leurs maris, mais paradoxalement, ces derniers n'aident pas leurs épouses pour le repiquage (c'est un travail exclusivement féminin, comme la cuisson du riz à la maison d'ailleurs).

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A Madagascar les zébus et l'angady sont encore les instruments utilisés par presque 85% des paysans. Les zébus servent également au transport. Leur viande sert évidemment de nourriture et leurs excréments comme engrais. Les artisans fabriquent différentes sortes de produits artisanaux magnifiques avec leurs cornes. Dans le sud de l'Ile les cornes de bœufs qui se trouvent sur les tombes expriment les signes extérieurs de richesse du défunt.
Le vol des bœufs gangrène toujours la société rurale malagasy, malgré l'effort du législateur malagasy de classer ce fléau comme un crime passible de 10 ans de travaux forcés aux travaux forcés à perpétuité. 

 

Jean-Michel Rasolonjatovo

Jean-Michel Rasolonjatovo
Diplomate en exercice

 
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